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Coût de chantier

Additionnez matériaux, main d'oeuvre, sous-traitance et frais affectés, ajoutez une provision d'aléas, obtenez un coût prévisionnel.

Explorer un exemple
Les achats affectés à ce chantier.
Votre estimation de temps de production.
Utilisez un coût, pas votre taux de vente déjà margé.
Les prestations confiées à un tiers.
N’ajoutez pas les charges déjà comprises dans le coût horaire.
Hypothèse à adapter ; ce n’est pas votre marge.

Exemples fictifs. Les virgules et les espaces sont acceptés.

Exemple fictif : 4 200 € de coûts de base et 210 € de provision, soit 4 410 € HT prévisionnels.
Exemple fictif : 4 200 € de coûts de base et 210 € de provision, soit 4 410 € HT prévisionnels.

Les postes à additionner

Le calcul enchaîne quatre lignes. Matériaux : 2 000 €. Main d'oeuvre : 40 heures à 35 € par heure, soit 1 400 €. Sous-traitance : 500 €. Frais affectés au chantier : 300 €. Le sous-total atteint 4 200 € HT. Chaque poste se chiffre sur du concret : des quantités relevées sur plan ou sur site pour les fournitures, des heures estimées par tâche pour la main d'oeuvre, un montant confirmé par votre sous-traitant plutôt qu'une approximation. Les frais affectés regroupent ce qui est identifiable sur ce chantier précis, benne, location ponctuelle, protections, ainsi que la quote-part de frais généraux que vous retenez si elle n’est pas déjà incluse dans votre coût horaire. Ces montants sont des exemples.

La provision d'aléas

Sur le sous-total de 4 200 €, une provision de 5 % représente 210 €, ce qui porte le coût prévisionnel à 4 410 € HT. Cette provision absorbe ce qui n'était pas visible au chiffrage : un support à reprendre, une quantité qui dérape, une demi-journée perdue à attendre une livraison. Elle n'est pas une marge. La marge rémunère votre travail et votre prise de risque, la provision couvre un surcoût probable qui, s'il ne survient pas, laisse simplement le chantier moins cher que prévu. Calibrez le taux selon la nature du lot et le niveau d'incertitude constaté sur vos chantiers passés, pas selon une valeur générique.

Une prévision, pas un prix

Ce résultat de 4 410 € est un coût attendu, pas un prix de vente. Le prix se construit ensuite, en appliquant votre objectif de marge sur cette base. Attention au double compte des frais fixes : soit vous les avez déjà intégrés dans votre taux horaire, soit vous les affectez sur une ligne dédiée, jamais les deux. Si vos 35 € par heure contiennent une quote-part de structure, la ligne de frais affectés doit se limiter à des dépenses réellement propres au chantier. Conservez la trace de ce choix à côté du calcul, sinon vous ne pourrez plus interpréter l'écart au moment du bilan.

Les questions que vous vous posez

Comment calculer la rentabilité d'un chantier ?

Comparez le prix facturé HT au coût réellement constaté à la fin, pas au coût prévu. Reprenez les heures pointées, les factures fournisseurs et la sous-traitance, puis rapportez l'écart au coût pour obtenir un taux. Le rapprochement entre coût prévu et coût réalisé est ce qui corrige durablement vos futurs chiffrages, chantier après chantier.

Quel pourcentage d'aléas retenir ?

Aucun taux ne vaut pour tous les cas. Un lot neuf, bien défini et sur support connu supporte une provision faible ; une rénovation en existant, avec des reprises possibles, en demande davantage. Le bon calibrage vient de vos écarts constatés sur les chantiers passés du même type. Dans l'exemple, 5 % de 4 200 € donnent 210 €.

Où placer les frais fixes de l'entreprise ?

À un seul endroit. Soit vous les intégrez dans le taux horaire, qui devient alors un taux chargé de structure. Soit vous les affectez au chantier sur une ligne distincte, au prorata des heures ou du volume. Les deux méthodes fonctionnent, mais les cumuler gonfle le coût sans raison et vous fait perdre des affaires sur le prix.

La provision d'aléas remplace-t-elle la marge ?

Non, les deux objets sont distincts. La provision anticipe un surcoût probable et se consomme quand l'imprévu survient. La marge rémunère le travail et le risque pris, et reste due même si le chantier se déroule sans accroc. Fondre l'une dans l'autre revient à financer vos imprévus avec votre propre rémunération.

Faut-il compter les heures de préparation ?

Cela dépend du traitement retenu pour ces heures. Si votre taux horaire a été calculé sur des heures facturables uniquement, la préparation est déjà couverte par ce taux et ne se rajoute pas. Si vous chiffrez à un coût horaire brut, incluez alors ces heures dans les 40 heures du chantier. Choisissez une règle et tenez-la.